Les lycéens de Sartrouville plantent le décor

Les élèves du lycée des métiers Jules Verne de Sartrouville participent à la construction du spectacle qui mettra en scène les multiples talents de Trappes.

Le décor de Baptiste ou l’opéra des farceurs, conçu par la scénographe Claire Niquet, est en partie réalisé par les élèves du Diplôme de Technicien des Métiers du Spectacle option Machiniste-Constructeur du lycée Jules Verne. Ils sont à pied d’œuvre lorsque les stagiaires de l’Ecole de la 2e chance de Trappes viennent les rencontrer, mercredi 15 novembre, avec le double objectif de réaliser un reportage sur les coulisses du spectacle et de découvrir la diversité des métiers manuels. Les uns découpent le bois, les autres le fixent ou le peignent. Filles et garçons travaillent à la petite scène qui occupera le plateau du théâtre de la Merise et de l’Opéra royal, évocation des tréteaux du théâtre de la Foire au XVIIe siècle. Et comme la construction est en bois, il faut la recouvrir de peinture ignifugée. Ignifu… quoi ? L’occasion d’apprendre un mot peu utilisé…

La voix parfois couverte par le bruit des perceuses, le professeur du DTMS décrit le diplôme, explique le travail en cours. Les jeunes stagiaires découvrent une école pas comme les autres, loin de celles qu’ils ont quittée parfois fâchés. Dans les ateliers voisins, on fabrique des accessoires et des costumes : masques de médecin et de diablotins que les collégiens trappistes porteront sur scène, broderies ornant le costume d’un personnage du spectacle… Le moment venu, une dizaine de lycéennes s’occupera d’ajuster les costumes et d’habiller les artistes. Un travail collectif qui rapproche Sartrouville et Trappes et renforce les liens sartrouvillois avec la musique baroque. Saviez-vous que la grande cantatrice de l’époque de Louis XIV, Marthe Le Rochois, y vécut de nombreuses années, et que le célèbre et talentueux contre-ténor actuel Philippe Jaroussky y est né ?

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Place aux jeunes !

Une nuée de collégiens a investi le Centre de musique baroque hier, de la cour au grenier, d’ateliers en répétitions.

En ce mardi de novembre, un soleil radieux inonde la cour de l’Hôtel des Menus-Plaisirs, siège du Centre de musique baroque de Versailles. Ce lieu emblématique qui accueillit les Etats généraux le 5 mai 1789 fait d’habitude la joie des élèves versaillais en classe à horaire aménagé musique, les Pages. Ils y jouent au foot, entre deux répétitions très sérieuses de chant. Las ! Aujourd’hui leur terrain de jeu est occupé : d’autres jeunes gens sont venus squatter la place !

Ateliers de théâtre et de danse, découverte de costumes et d’instruments baroques, visite de la répétition de la maîtrise du CMBV avec Olivier Schneebeli… Les 4e D du collège Courbet de Trappes n’ont pas chômé ! Erick Plaza-Cochet, le costumier du spectacle, leur explique devant un mannequin comment fonctionne un costume de scène de l’époque Louis XIV. Et se gratte la tête après la prise des mesures : toutes les filles veulent être en robe sur scène !

A la répétition de la maîtrise, qui donne son premier jeudi musical à la Chapelle royale demain, les visiteurs ne savent plus où donner de la tête, immergés au milieu des pages et des chantres dont les voix jaillissent de toute part. Surpris, voire captivés, ils prouvent ensuite leurs connaissances musicales en distinguant le piano du clavecin, qui pince la corde à l’aide d’un bec. Remarquez comment le son est produit par l’instrument ! Ah oui ça marche comme une pince à linge !

Première rencontre inter-collèges au théâtre de la Merise

Mardi 17 octobre, les élèves des 3 collèges de Trappes se rencontraient pour la première fois. Ils découvraient la maquette des décors du spectacle et la scène sur laquelle ils se produiront le 15 mai prochain. Dans un joyeux brouhaha !

Francis, le directeur, et Farid, le directeur technique, nous accueillent au théâtre de la Merise. La  plupart des élèves le connaissent et il n’a pas échappé à certains que la vedette du hip-hop MHD s’y produit bientôt. Visite des coulisses, du plateau et de la régie. Pour l’instant, la scène est vide, et il faut imaginer dedans de vrais décors. Claire Niquet, la décoratrice, les leur présente sous forme de maquette. Excités de se trouver réunis en-dehors de l’école, les jeunes gens sont diversement concentrés, et il s’agit maintenant de travailler ! Direction l’Ecole de musique et de danse, pour un atelier collectif mêlant chant, théâtre et danse, dans le superbe auditorium prêté pour l’occasion par la Ville. Echauffements corporels, exercices de respiration et d’écoute… Pas facile, l’écoute… Tant bien que mal, Marie, Marc, Olivier et Vincent conduisent la troupe, accompagnés au piano par une prof de musique. Une élève reste sur la touche, l’air sombre. C’est justement l’occasion d’exprimer tes émotions lui dit-on, vas-y ! Finalement, nos artistes en herbe donneront une interprétation scénique intéressante du vaudeville appris avec Marie, leur prof de chant. Il s’agit d’une chanson du 18e siècle qui dévoile avec l’humour l’envers du décor, les coulisses du théâtre…

Ateliers artistiques dans les classes : c’est parti !

Chaque mardi après-midi, un groupe d’élèves de chacun des trois collèges de Trappes apprend à poser sa voix, mouvoir son corps et s’exprimer à travers le chant, le théâtre et la danse. Les différentes scènes construites formeront une unité cohérente grâce à d’autres participants, jeunes et adultes. Retour sur la journée du mardi 19 septembre, riche d’émotions.

Deux modes de « recrutement » des élèves ont été adoptés par les établissements. Au collège Courbet, une classe entière de 4e participe au projet, tandis que les collèges Le Village et Gagarine réunissent des élèves volontaires de plusieurs classes de 4e. Ils pratiqueront en alternance danse, théâtre et chant, jusqu’à la création le 15 mai 2018. Parmi les élèves de Courbet, certains étaient sceptiques au départ, les autres d’emblée enthousiastes. Après 1 h 30 de chant pour les uns, de danse pour les autres, les sourires qui égaient les visages en ce mardi après-midi en disent long !

Car le défi est de taille pour l’équipe enseignante et artistique : susciter chez l’élève le désir de dépasser ses peurs, l’effort de se plier à des exercices réguliers, l’habitude d’écouter l’autre et revoir ses préjugés. La musique et la danse du Grand Siècle sont des concepts flous, chargés d’images pas toujours positives pour les jeunes d’aujourd’hui. Si elles en font rêver certains, d’autres les trouvent ennuyeuses, dépassées, voire ridicules. Pourquoi aimer le patrimoine, comment l’aborder aujourd’hui ? Le chorégraphe Marc Barret demande aux adolescents de proposer des postures, des gestes de leur quotidien. La chorégraphie sera composée de leurs initiatives alliées aux codes de la danse baroque (rythme des pieds, expressivité du haut du corps) qu’ils découvriront en chemin. Comme le rappelle le danseur, la danse baroque s’est constituée d’influences diverses et populaires, des régions de France, voire de l’étranger.

Les participants des trois collèges se réuniront en octobre au théâtre de La Merise, pour faire connaissance, travailler et découvrir ensemble la scène sur laquelle ils se produiront. Le travail accompli durant ces premiers mois sera mis en scène pour les familles, toujours à La Merise, le 7 décembre. A bientôt donc !

Baptiste ou l’opéra des farceurs, spectacle 100 % baroque

En septembre démarre la construction du spectacle, objet et point d’orgue de la 2e étape de Générations Lully. Au menu des 9 mois de création collective, de la curiosité, de l’effort et de l’audace, nourris par les rencontres et les échanges entre amateurs et professionnels. En perspective, deux représentations à Trappes et à Versailles, en mai 2018. Un partenariat avec la Ville de Trappes. 

Un spectacle dans le goût des comédies-ballets du 17e siècle

Baptiste ou l’opéra des farceurs, c’est un spectacle inédit écrit par l’auteur et metteur en scène Vincent Tavernier et inspiré par la vie d’aventure de Jean-Baptiste Lully et par la liberté du théâtre de la Foire du 17e siècle. La vie de Lully offre un tracé idéal pour raconter le monde baroque : adolescent pauvre venu d’Italie, marmiton devenu musicien, il va inventer l’opéra français à la cour de Louis XIV. Lire la suite

Concert pédagogique mardi 27 juin à la MissPop’

Il fait chaud et des trombes d’eau s’abattent violemment dehors, mais les habitantes de différents quartiers de Trappes, réunies par la MissPop, le Secours populaire et le centre socio-culturel des Merisiers, n’en ont cure. Elles n’ont d’yeux et d’oreilles que pour la musique qui remplit la grande salle à l’étage de l’association.

Le trio de musiciens, composé d’une soprano et de deux instrumentistes de l’ensemble musical Pulcinella, a concocté un programme d’airs baroques du 17e siècle, joués et chantés à la cour ou auprès du feu dans les campagnes. Musique française, espagnole, italienne qui exprime des sentiments universels comme l’aspiration à l’amour et la crainte de la mort. Instruments sans frontières, tels le théorbe issu du luth oriental. Dans la salle, quelle que soit leur relation à la langue française, les auditrices ont tout compris. Au début timides, les visiteuses forment à la fin de l’après-midi une assemblée nombreuse. Les bénévoles ajoutent des chaises au fur et à mesure des arrivées, on se contorsionne pour voir les musiciens par la porte. Quand Valérie Rodriguez, la directrice de la MissPop, propose une pause pour que celles qui le souhaitent partent vaquer à d’autres occupations, personne ne bouge et c’est sous des applaudissements nourris que prennent fin deux heures de magie et de partage.

27.06.17 concert pédagogique MissPop 1.