De Trappes à Versailles au fil de l’eau 

 

Une journée avec le centre culturel Mémoire de Trappes, mercredi 31 mai, pour découvrir pourquoi et comment les jardins de Versailles ont vu le jour, faisant fi des lois de la nature.

Le château de Versailles est remarquable autant par ses bâtiments que par ses jardins. Louis XIV qui pensa et commanda leur réalisation adorait s’y promener. Il a d’ailleurs laissé un livre pour guider le promeneur à travers les bosquets et les bassins confectionnés par André Le Nôtre…

Accompagnés par des guides du château de Versailles et du centre culturel Mémoire de Trappes,  des habitants de Trappes, adhérents de l’association Pharmacitoyen et de Mémoire de Trappes, découvriront in situ la genèse de cette gigantesque entreprise de construction des jardins : conception d’un jardin à la française, volonté de maîtrise des espaces et de la nature et sa réalisation, véritable défi de l’eau. Les jardins seront enfin présentés comme lieux de fêtes et de divertissements.

Quittant Versailles, nous remonterons à la source de la conception des jardins en suivant le réseau hydraulique, dont une partie a été construite sur le territoire de St-Quentin-en-Yvelines : après un pique-nique pris au bord de l’étang de St-Quentin, Mémoire de Trappes expliquera comment a été créé ce vaste réseau très complexe, dont on peut encore voir le tracé et les constructions.

Prenons ensemble un chemin de traverse entre Trappes et Versailles !

 

 

Interview de Vincent Tavernier, auteur et metteur en scène pour Générations Lully

Nous avons demandé à Vincent de nous parler de son métier, de nous raconter les spectacles du XVIIe siècle et de nous présenter le projet de création pour Générations Lully. Un spectacle participatif mêlant musique, danse et théâtre et qui sera créé à La Merise de Trappes et repris à l’Opéra royal du château de Versailles les 15 et 17 mai 2018.

Dis-nous tout. Qu’est-ce qu’un metteur en scène, en quoi consiste son travail ?

Le metteur en scène travaille à satisfaire trois partenaires : l’auteur de l’œuvre, le public et les interprètes. Pour cela, il doit assumer deux responsabilités essentielles. La première est d’employer toute sa compétence à bien comprendre l’œuvre, pour en restituer l’esprit au public, et imaginer pour ce faire quel cadre et quelles directions de travail proposer à ses collaborateurs – décorateur, costumier, éclairagiste et parfois chorégraphe ou chef d’orchestre. La deuxième responsabilité du metteur en scène est de diriger les répétitions des interprètes, les aidant à bien comprendre l’œuvre, à construire leur personnage et à donner toute l’animation nécessaire à leur jeu commun sur le plateau.  Lire la suite

L’E2C dans l’orchestre du roi soleil

Embarquement mercredi 1er mars pour la Cité de la musique à la Villette. Une vingtaine de stagiaires et leurs formateurs partent à la découverte de la musique de Louis XIV.

Dans un premier temps, notre guide nous dévoile les mystères de la Cour de France qui s’installe en 1774 à Versailles et de ces instruments de musique qui enchantent les fêtes qui s’y donnent. La collection de guitares fait briller les yeux, pendant que les violes de gambe le disputent aux violons, clavecins, épinettes et tambours. Lire la suite

Réactions de spectateurs après les représentations d’Atys en folie

Parmi le public figuraient quelques jeunes en recherche d’emploi, accompagnés par la Mission locale de Trappes. Ils reviennent sur leur expérience inédite. 

Le spectacle a été un pur plaisir pour les yeux et les oreilles, j’ai grave aimé parce que le truc de parodier des spectacles de l’époque qui faisait fureur est une super idée et je serais ravie d’en voir même plus, ou même qui sait un jour d’y participer. La mise en scène des marionnettes avec de vraies personnes est à se tordre de rire et les allusions sexuelles sont très subtiles. Donc j’espère que ce spectacle tournera très longtemps et félicitations encore aux comédiens et à Polichinelle !

Amandine

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Concerto pour un violon et des stagiaires

Quand des stagiaires de l’Ecole de la deuxième chance tombent amoureux du baroque. Florilège de témoignages réunis par Laurence Ripoll, formatrice engagée.

Petite semaine CMBV. C’est Elsa qui lance la danse mardi, la Cité de la musique nous ouvre ses portes mercredi et jeudi nous concluons avec Atys en folie. L’histoire nous rattrape cette semaine. Et comme toujours, nous rendons les choses sympathiques et donnons envie. « C’est qui Elsa ? Faut vraiment venir écouter le violon ? » Nez froncé ou rire crispé. « C’est pas une musique pour nous ça ». « Pour être sûr, va falloir vérifier, non ?  – C’est sûr, j’aime pas » .

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Représentations d’Atys en folie à Trappes : le rire libérateur

Jeudi 2 mars, 600 Trappistes ont applaudi la parodie de l’opéra Atys de Lully donnée à deux reprises à la Halle culturelle – La Merise de Trappes. Elèves et enseignants, membres d’associations, de l’Ecole de musique et de danse ou des centres sociaux de Trappes, ils ont été interpellés, séduits ou conquis par ce spectacle inclassable qui met à mal nos idées sur le divertissement d’autrefois, réputé guindé, ennuyant ou difficile d’accès.

Les jeunes en insertion professionnelle (Ecole de la 2e chance, Mission locale), les apprenants des ateliers socio-linguistiques de la Fedde Amadou Hampathé Bah, les élèves de l’Ecole de musique et de danse et six classes de collège de Trappes avaient reçu la visite des marionnettistes. Il fallait planter le décor de cet OVNI culturel : quel est le rôle et le fonctionnement d’une parodie ? pourquoi le personnage de la vieille déesse enamourée du jeune Polichinelle est-il interprété par un homme travesti en maquerelle ?

Interrogée par Aïsseta Baradji, stagiaire à l’E2C qui a découvert Atys en folie en avant-première lors de la création à Malte, Françoise Rubellin (conseillère théâtrale du spectacle et spécialiste du théâtre de la Foire) donne des clés de lecture avant le lever du rideau, encourageant le public à chanter les vaudevilles avec les musiciens pendant le spectacle, comme jadis. Lire la suite