Ateliers autour du violon au Centre de musique baroque de Versailles

Mercredi 14 décembre, le Centre de musique baroque de Versailles a ouvert ses portes à une classe de 5ème du collège Youri Gagarine de Trappes . Quoi de mieux pour connaître Lully que de partir à la découverte du violon, l’instrument qui fit sa renommée et le hissa au sommet de la cour de Louis XIV ? Au cours de deux ateliers, l’un de lutherie, l’autre d’écoute musicale, les élèves sont invités à observer l’instrument et à tendre l’oreille aux nuances de la voix instrumentale et vocale.

Le violon, c’est d’abord des morceaux de bois et des cordes en boyaux ingénieusement assemblés. En charge avec Giovanna Chitto de la reconstitution des 24 Violons du roi en 2008, le luthier Antoine Laulhère explique le travail de construction du violon, maquettes à l’appui. Un mois est en moyenne nécessaire pour réaliser un instrument. Un travail d’adresse et de patience qui questionne plus d’un élève. La colle naturelle utilisée, faite à base d’os, de peau et de nerfs… d’animaux, heureusement ! suscite l’intérêt. Comment tordre une fine lame de bois pour la coller sur les côtés de l’instrument ? Connaisseurs des outils du luthier (la gouge, le rabot, comparateur d’épaisseur…), certains élèves trouvent tout de suite la solution au problème !

La classe a ensuite rendez-vous avec Viviane Niaux, bibliothécaire du CMBV. Professeur de musique dans une autre vie, elle montre des exemples de partitions anciennes et modernes et explique à quoi sert l’écriture musicale : un langage codifié fait de notes, qui s’apprend et s’interprète pour raconter une histoire , comme le fait le livre. La violoniste Elsa Moatti, interprète du spectacle Atys en folie, et le chantre Marco Angioloni, étudiant à la Maîtrise du CMBV, illustrent au violon et à la voix ce qu’on peut faire avec quelques cordes bien entraînées, de la musique de Lully à celle de… Pirates des Caraïbes en passant par Harry Potter ! Une fois les ateliers terminés, les élèves se glissent au milieu de la répétition de la Maîtrise du CMBV. Devant l’exigence demandée par Olivier Schneebeli, chef de chœur, à ses chanteurs qui répètent inlassablement la même phrase, un élève s’exclame : « Madame, il est sévère le monsieur avec les chanteurs ! Et eux ils ne disent rien ! ». La matinée est déjà finie et tout le monde a l’air ravi, élèves et formateurs.

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