Rencontre de professionnels du spectacle à l’Ecole de la deuxième chance

Les stagiaires et formateurs de l’E2C accueillaient lundi 12 décembre Benoît Dratwicki, directeur artistique du Centre de musique baroque de Versailles et Bruno Giraud, régisseur général, pour parler des métiers du spectacle et dévoiler les coulisses de la parodie Atys en folieTous deux sont arrivés au gré des rencontres dans le milieu artistique : les 1000 et 1 métiers de Bruno, tour à tour pâtissier et assureur, l’ont mené à la régie de spectacle, tandis que Benoît, tombé en amour de la musique française des 17 et 18e siècle, en est devenu le spécialiste émérite et l’ardent défenseur. Les deux hommes, qui se connaissent depuis longtemps, sont armés d’un même optimisme. Ils racontent leur parcours et donnent aux jeunes la preuve qu’on peut progresser professionnellement sans être fort à l’école ou bardé de diplômes. « Surtout, restez ouverts aux opportunités et ne laissez pas la chance filer » leur adjoint Benoît Dratwicki. Le message est reçu cinq sur cinq par les jeunes qui ont choisi la formation de l’Ecole de la deuxième chance pour mieux trouver leur voie.

Bruno Giraud décrit son métier à grands traits : qualités requises d’un bon régisseur, contraintes et avantages, variété des missions, anecdotes étonnantes. Assurer la régie d’un spectacle, c’est planifier et anticiper au maximum les besoins et contraintes, faire le lien – pas toujours facile – entre les artistes et les salles et composer avec l’inconnu, tout en restant calme en toutes circonstances. Un métier qui s’apprend sur le tas et se pratique en équipe, rassure-t-il. A son tour, Benoît Dratwicki raconte aux jeunes son travail de direction artistique, avec spontanéité et passion : la recherche inlassable de répertoire et d’interprètes, la négociation parfois laborieuse avec les agents artistiques, les relations tumultueuses entre le chef d’orchestre et le chanteur. Saviez-vous que chanter le vieux françois est un vrai défi pour un chanteur étranger ? Rouler les « r » ou prononcer correctement les nasales du mot « inconscient » donnent du fil à retordre à plus d’un.

Les stagiaires, attentifs et pour la plupart intéressés malgré l’heure tardive et le poids des heures de cours, posent des questions, prennent leurs renseignements. Certains n’en reviennent pas d’entendre le montant de certains cachets d’artistes. « Mais c’est moins qu’un footballeur !» leur rétorque Benoît. « Et les chanteurs doivent payer des professeurs, travailler énormément, vivre à l’hôtel…» Eh oui, faire rêver a un prix.

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